Gardez votre cœur – Philippiens

Nos pensées affectent notre cœur et notre vie. Dans ce message, Bayless Conley vous montre comment retrouver la paix lorsque les circonstances, la peur ou l’inquiétude vous accablent. Il explique en outre comment protéger et renouveler vos pensées avec l’aide de la Bible. Vous découvrirez que la victoire commence par ce à quoi on pense.

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  • Bonjour, mon ami. Je suis heureux que vous soyez avec moi. Si vous avez une Bible, prenez-la. Ou si vous avez un téléphone ou un appareil sur lequel les Écritures sont téléchargées, prenez-le. Et j’aimerais vous encourager à prendre des notes. Je pense que prendre des notes nous aide à préciser notre pensée et nous incite aussi à passer à l’action. Nous sommes dans l’épître aux Philippiens. Quel cadeau extraordinaire Dieu nous a fait à travers cette épître ! Paul l’a écrite depuis sa prison à l’Église de Philippes, qu’il avait fondée en Macédoine. Et si vous étiez avec nous la dernière fois, nous nous sommes arrêtés au chapitre 4, aux versets 6 et 7, qui sont vraiment puissants. Le verset 6 dit : « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, dans une attitude de reconnaissance. »
    Verset 7 : « Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ. »
    Ne vous inquiétez donc de rien, mais priez pour tout. J’en ai parlé en détail la dernière fois, je ne vais pas tout reprendre. Mais le fait est que nous pouvons connaître la paix de Dieu. Et il est intéressant de remarquer que lorsqu’il dit ici : « Ne vous inquiétez de rien – ne soyez pas anxieux –, mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, dans une attitude de reconnaissance », il n’y a pas réellement ici la promesse que Dieu répondra à la demande que vous lui adressez. Vous traversez peut-être une crise financière, une difficulté familiale ou un problème avec vos enfants. Il peut s’agir de votre travail, de votre santé, et ainsi de suite. Dieu dit : « Ne vous inquiétez pas, mais priez à ce sujet. » Et lorsque vous priez, demandez-moi de vous aider, demandez mon intervention. Et je pense que nous devons trouver une promesse qui corresponde à notre besoin, comme nous en avons parlé la dernière fois, puis rendre grâce. Vous savez, il ne promet pas ici de répondre à cette demande, mais il promet que si vous faites cela, il vous donnera la paix. Si vous lui en parlez et lui rendez grâce, il promet de vous donner la paix, une paix surnaturelle qui gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ. Ailleurs dans les Écritures, des promesses très précises nous assurent que Dieu répondra à nos demandes et à nos prières particulières. Je ne dis donc pas qu’il ne le fera pas, mais c’est simplement intéressant. Il y a bien une promesse ici, mais c’est une promesse de paix. Nous savons par ailleurs que Dieu répond à nos demandes, et nous pouvons en avoir l’assurance. En fait, nous pouvons en avoir la certitude absolue, car il nous a donné une promesse en ce sens et nous nous appuyons sur cette promesse dans la prière. Mais ici, il garantit, il promet qu’il vous donnera la paix. Et je sais que certaines personnes qui me regardent en ce moment ont l’esprit tourmenté. Vous ne parvenez pas à cesser de ressasser le malheur qui s’est produit ou celui qui pourrait se produire à l’avenir, et cela vous a littéralement privé de votre paix. Vous n’arrivez pas à être l’épouse ou le mari que vous devriez être. Vous n’êtes pas le parent que vous devriez être parce que ces inquiétudes vous rongent. Elles assaillent littéralement votre esprit et accablent votre cœur. Eh bien, vous savez quoi ? Vous pouvez être libéré de cette inquiétude et de cette anxiété. Faites connaître vos besoins à Dieu. Remerciez-le. Une fois que vous lui avez présenté votre demande, Dieu promet de vous donner la paix. Je sais qu’il le fera, parce qu’il l’a dit. Ainsi, il promet la paix, puis, chose intéressante, il poursuit en nous donnant une promesse de paix durable. Je pense que beaucoup d’entre nous ont déjà fait cela et connu la paix, mais le doute ou l’inquiétude revient insidieusement, cherche à entrer par une fenêtre latérale ou frappe à la porte un peu plus tard, et nous avons la sottise d’ouvrir en disant : « Eh bien, entrez donc. Puisque vous êtes là… Autant nous asseoir à la table de la cuisine. » Non. Une fois que vous avez remis les choses entre les mains de Dieu, vous devez les y laisser. Et voici maintenant une promesse de paix durable. Le verset 8 dit : « Enfin, frères et sœurs, portez vos pensées sur tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est digne d’être aimé, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est synonyme de qualité morale et ce qui est digne de louange. »
    Et porter ses pensées ne signifie pas penser fugitivement ou une seule fois à quelque chose. Cela signifie y revenir encore et encore, y réfléchir, le ruminer, le savourer, l’examiner sous différents angles, et même le murmurer et le dire à voix haute. Puis, au verset 9, il dit : « Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi et ce que vous avez vu en moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous. »
    C’est une promesse de paix durable. Au verset 8, lorsqu’il dit de porter nos pensées sur ces choses, nous devons comprendre que nous sommes responsables de notre propre esprit. Ces instructions concernant nos pensées et la méditation sont intimement liées au fait de vivre continuellement dans la paix. Une fois que nous avons remis quelque chose entre les mains de Dieu, que nous commençons à rendre grâce et qu’il nous accorde cette protection, nous devons changer l’objet de nos pensées si nous voulons que cette paix demeure. Il nous dit : « Écoutez, débarrassez-vous de l’habitude de vous inquiéter et créez-vous une nouvelle habitude. » Et cette nouvelle habitude concerne nos pensées. Lorsque vous pensez suffisamment à quelque chose, vous finissez par ne plus pouvoir vous empêcher d’y penser. Nous connaissons tous cela dans un sens négatif. C’est comme si votre esprit restait bloqué : quoi qu’il se passe au cours de la journée, vous ne pouvez cesser de penser à ce qu’elle vous a dit. Vous ne pouvez cesser de penser à la manière dont on vous a mis à l’écart. Vous ne pouvez cesser de penser à la personne qui vous a trompée. Vous ne pouvez cesser de penser à la dernière mauvaise nouvelle que vous avez lue dans un article de la presse partisane. Et presque tous les médias sont partisans. Autrefois, aux États-Unis, nous appelions cela la presse à sensation. Personnellement, je n’aime même pas regarder les informations. J’aime rester au courant de ce qui se passe. Mais les informations sont tellement partiales, tellement orientées, et une grande partie de ce qui vous est présenté vise à susciter et à entretenir la peur afin de vous pousser à agir d’une certaine manière. C’est comme si l’on vous faisait avancer dans un couloir étroit afin d’être sûr que vous agirez d’une certaine façon, voterez d’une certaine façon ou ferez telle ou telle chose. Notre esprit peut bien s’occuper d’autres choses. Nous devons confronter notre vie intérieure à cette liste. Évidemment, la Bible répond à tous ces critères. Elle est vraie, honorable, pure, juste, et ainsi de suite. Mais d’autres choses répondent également à ces critères. La première chose qu’il dit au sujet de nos pensées, c’est que nous devons penser à ce qui est vrai. Or, tout ce qui est vrai ne correspond pas nécessairement au reste de cette liste. Une chose peut être vraie sans être honorable, vertueuse ou pure. Ce n’est donc pas parce qu’elle est vraie que vous devez y penser. Vous devez considérer la liste dans son ensemble. Votre voisin a peut-être commis un adultère, d’accord ? C’est peut-être vrai, mais votre esprit ne devrait pas être continuellement occupé par cela. Peut-être qu’un petit camarade du quartier avec lequel vous avez grandi est devenu braqueur de banque et criminel violent, et qu’il se trouve maintenant en prison. D’accord, c’est peut-être vrai, mais ce n’est pas une chose que vous devriez ressasser sans cesse. Nous devons penser à ce qui est vrai et à ce qui est honorable, c’est-à-dire digne de respect. Vous savez, j’aime lire des biographies et des autobiographies, et il m’est souvent arrivé de pleurer en voyant la bonté de Dieu manifestée dans la vie de certaines personnes et dans leur histoire : comment elles ont trouvé Christ et comment Dieu les a utilisées pour marquer leur génération. Ces choses sont vraies et elles sont honorables. Ensuite, il dit de penser à ce qui est juste. Les Grecs définissaient l’homme juste comme quelqu’un qui rendait aux dieux et aux hommes ce qui leur était dû. En considérant ce mot dans ce contexte, les pensées d’un chrétien devraient se porter sur ses devoirs envers les hommes et envers Dieu. Puis il dit que nos pensées doivent être pures, moralement sans souillure, et que nous devons garder un esprit pur. Aimeriez-vous que vos pensées soient projetées sur un écran à la vue de tous ? Si votre réponse est non, vous devez changer l’objet de vos pensées. Puis il parle de ce qui est digne d’être aimé, littéralement de ce qui est aimable. Je pense à ma femme, à mes enfants, à mes petits-enfants, à mes amis. Ils sont dignes d’être aimés. Puis il parle de ce qui mérite l’approbation. Dans la langue grecque, il est littéralement question de « parler en bien ». Autrement dit, il ne s’agit pas de commérages. Il dit : « Ce qui est synonyme de qualité morale et ce qui est digne de louange », portez vos pensées dessus. Réfléchissez-y attentivement. Décidez vous-même de ce à quoi vous allez penser. Car la vérité, c’est que si nous ne maîtrisons pas nos pensées et notre esprit, le diable nous dominera par leur intermédiaire. Vous devez donc choisir ce à quoi vous allez penser et ce à quoi vous refuserez de penser. Et je sais que ce sera un combat titanesque pour certaines personnes, mais vous pouvez y arriver. Et Dieu vous aidera. Paul a dit : « Écoutez, ce que vous avez entendu et vu en moi, mettez-le en pratique, et le Dieu de la paix sera avec vous », en plein cœur de la tempête. Vous savez, Dieu se révèle de nombreuses manières. Il se révèle comme le Dieu qui guérit, le Dieu de la sagesse, le Dieu de l’abondance, le Dieu du salut. Et ici, le Dieu tout-puissant manifeste sa présence en vous donnant une paix qui dépasse l’intelligence humaine. C’est une chose que l’être humain est incapable de produire par lui-même. Vous ne la trouverez pas dans une boîte de médicaments. Vous ne l’obtiendrez pas non plus en vous allongeant sur le divan d’un psychiatre. C’est une paix surnaturelle qui vient de Dieu. Elle dépasse tout ce que l’on peut comprendre. Et mon ami, Dieu veut que vous et moi possédions cette paix. Que le Dieu de la paix soit avec vous. Dans cette lettre, Paul poursuit ensuite son propos. Et encore une fois, il est important de se rappeler qu’elle a été écrite par un prisonnier à Rome. Un jeune homme nommé Épaphrodite avait apporté à Paul une offrande de la part de l’Église de Philippes. Puis il était resté auprès de Paul pour l’assister et l’aider pendant son emprisonnement. Et je pense qu’aujourd’hui comme à l’époque, les personnes en prison ont besoin d’argent. Je me souviens être allé rendre visite à quelqu’un à la prison municipale de Long Beach. Et il semblait qu’un visiteur sur deux apportait de l’argent à une personne incarcérée. Mais écoutez, Paul n’a pas dépensé l’argent qu’on lui avait apporté en cigarettes. Il s’employait à gagner des âmes. En fait, si nous revenons au premier chapitre, il a dit : « Ce qui m’est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l’Évangile. En effet, dans tout le prétoire, chacun sait que c’est pour Christ que je suis enchaîné. » C’est une allusion à la garde prétorienne. Les 10 000 soldats les plus prestigieux de Rome avaient tous été exposés au message de l’Évangile. L’idée, c’est que Dieu vous utilisera où que vous soyez. Épaphrodite avait donc apporté l’offrande à Paul et était resté pour le servir. Puis Paul a écrit cette lettre que nous étudions en ce moment. Et il l’a confiée à Épaphrodite afin qu’il la rapporte à l’Église de Philippes. L’offrande qu’ils avaient envoyée par l’intermédiaire d’Épaphrodite occupe la dernière partie de cette lettre. Et c’est là que nous allons reprendre. C’est extrêmement important. En fait, ce passage est très riche. Au verset 10, il dit : « J’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur de ce que vous avez enfin pu renouveler l’expression de votre intérêt pour moi. Vous y pensiez bien, mais l’occasion vous manquait. »
    Il fait ici référence à l’offrande qu’ils lui avaient envoyée. Ils avaient déjà soutenu son ministère auparavant, à Corinthe et à Thessalonique, et ils venaient de lui envoyer une nouvelle offrande. Apparemment, ils souhaitaient la lui envoyer plus tôt, mais ils n’en avaient pas eu l’occasion. C’était peut-être parce que Paul était en route pour Rome et qu’ils n’avaient aucun moyen de s’assurer que l’offrande lui parviendrait. Il dit : « Vous avez enfin pu renouveler l’expression de votre intérêt pour moi. » Votre attention s’est renouvelée. Vous savez, les paroles ne coûtent rien. Si nous nous soucions véritablement des autres, notre sollicitude et notre préoccupation s’accompagneront d’actions. On peut donner sans aimer, mais on ne peut pas aimer sans donner. Et j’aime la manière dont Paul s’exprime. Il parle de leur intérêt. Et encore une fois, il est question de cette offrande. Cet intérêt a été renouvelé. La note dans la marge de ma Bible dit que leur intérêt, leur sollicitude, a repris vie. Chez certaines personnes, le don a besoin de reprendre vie. Je sais que certaines personnes qui me regardent ont, à une époque, soutenu l’œuvre de l’Évangile, et qu’elles le faisaient régulièrement, mais qu’elles ne donnent plus depuis longtemps. Votre générosité s’est endormie. Elle doit reprendre vie. Peut-être avez-vous été blessé, d’accord ? Cela arrive. Peut-être avez-vous été blessé dans une Église. Les blessures causées dans l’Église sont réelles, mais la guérison dans l’Église l’est aussi. Je lisais l’autre jour un passage où Jésus avait une confrontation avec des pharisiens. Ils s’en prenaient à lui parce que ses disciples traversaient des champs de blé, froissaient les épis entre leurs mains et les mangeaient. Et les pharisiens lui ont dit : « Tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire pendant le sabbat. » Ces hommes avaient faim, et les pharisiens considéraient cela comme un travail. Jésus leur a dit : « N’avez-vous pas lu ce qu’ont fait David et ses hommes ? Ils sont entrés et ont mangé les pains que seuls les prêtres avaient le droit de manger. » Il a dit : « Écoutez, je suis le Seigneur du sabbat. Le sabbat a été donné pour servir l’homme, et non l’inverse. » Il venait donc d’avoir cette altercation avec eux. Ils avaient l’esprit très fermé. Ils lui étaient hostiles. Ils étaient durs. Ils étaient cruels. Ils étaient critiques. Puis, dans le récit de Matthieu, on lit que la chose suivante que fait Jésus est d’entrer dans leur synagogue. Il est entré dans leur lieu de culte. Il n’a pas laissé l’offense prendre racine dans son cœur. Et ce n’est pas parce que des gens étroits d’esprit et hypocrites se trouvaient dans l’Église, dans la synagogue, qu’il a cessé d’y aller. Oui, il y a des hypocrites dans l’Église. Il y a aussi des personnes cruelles, et nous prions pour que l’Esprit de Dieu les saisisse et transforme leur vie. Le meilleur endroit pour que cela se produise, c’est lorsqu’elles sont assises sous l’enseignement oint de la Parole de Dieu. Mais Jésus n’a pas laissé de telles choses l’éloigner de la maison de Dieu. Et les Écritures sont très claires dans l’épître aux Hébreux. Il est dit que plus nous voyons approcher le jour du retour de Christ, plus nous devons nous rassembler. Mais certaines personnes ont cessé d’aller à l’Église et de donner à cause de quelque chose qui leur est arrivé. Mon ami, cette excuse ne tient pas. Je ne minimise pas la blessure ou la meurtrissure que votre cœur a peut-être subie, mais Jésus guérit les cœurs brisés, et vous devez toujours être dans la maison de Dieu et continuer à soutenir l’œuvre de Dieu. Pour certaines personnes, le fond du problème est simplement qu’elles ne font pas confiance à Dieu. Mais nos dons sont l’une des plus grandes manières de montrer notre confiance en Dieu, en particulier en tant que celui qui pourvoit à nos besoins. C’est une manière de l’honorer comme le maître du ciel et de la terre, tout comme Abraham l’a fait en donnant à Dieu la dîme de tout le butin de la bataille où il avait vaincu les rois qui avaient pillé Sodome et où il avait délivré son neveu et les autres captifs. Il avait rassemblé tout le butin et en avait offert la dîme à Melchisédek, prêtre du Dieu très-haut. Et il a dit : « Écoutez, je ne prendrai même pas un lacet de chaussure au roi de Sodome », bien que celui-ci avait voulu le récompenser pour tous les habitants et les esclaves qu’il avait délivrés. Il a dit : « Non, je ne prendrai de toi pas même un lacet de chaussure, afin que tu ne puisses pas dire : « J’ai enrichi Abraham. » » Puis il a dit : « J’ai levé la hand vers l’Éternel, le Dieu très-haut, maître du ciel et de la terre. » Autrement dit, Dieu est ma source, et il n’existe pas de meilleure façon de l’exprimer que d’honorer Dieu avec la première part de tous nos revenus. Certains d’entre vous qui me regardent en ce moment… Je n’avais pas prévu de développer autant ce sujet, mais pour certains d’entre vous, votre générosité doit reprendre vie. Vous devez recommencer à semer dans l’œuvre du Seigneur. Cela montre que vous honorez Dieu. La Bible dit d’honorer l’Éternel avec nos biens et avec les prémices de tous nos revenus. Premièrement, cela montre que nous honorons Dieu. Deuxièmement, cela montre notre confiance en Dieu : « Dieu, je vais te donner dès maintenant la première part de mes revenus. Avant même de savoir comment le mois va se terminer ; je ne vais pas attendre de voir s’il me reste quelque chose après avoir payé toutes mes factures, tout ce qui compte pour moi et tout ce que je veux faire. Et s’il me reste quelque chose, peut-être que je te donnerai quelques restes. » Non, nous l’honorons en lui donnant ce que nous avons de premier et de meilleur. Puis il dit au verset 11 : « Ce n’est pas à cause de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être satisfait de ma situation. »
    Ce n’était pas parce qu’il n’avait rien et avait absolument besoin de ce don, même si cela pouvait être vrai dans son cas. Mais il dit : « Je me réjouis profondément parce que vous vous êtes suffisamment souciés de moi pour agir. » Et lorsqu’il dit : « J’ai appris à être satisfait de ma situation », le mot grec traduit par « satisfait » est très intéressant. Il signifie « se suffire à soi-même », mais lorsqu’on approfondit le sens de ce mot, il signifie littéralement « être indépendant des circonstances ». Or, lorsque Paul dit cela, il se trouve dans une prison romaine. Il dit : « Je suis profondément reconnaissant pour votre don », et il expliquera plus en détail pourquoi au fil de notre étude. Mais il dit : « Je suis profondément reconnaissant pour votre don, mais j’ai appris à être indépendant des circonstances. J’ai appris à être satisfait, quelle que soit ma situation. » Écoutez ce que dit la traduction du vingtième siècle. Il dit : « Ne pensez pas que je dise cela parce que le besoin me presse. Car, quelle que soit ma situation, j’ai au moins appris à être indépendant des circonstances. » C’est quelque chose que nous devons apprendre. Et j’aime le fait qu’il ait dit cela. Il dit : « J’ai appris. » Ce n’est pas quelque chose qui arrive en un instant. Cela ne se produit même pas automatiquement. C’est un processus au cours duquel nous apprenons à faire confiance à Dieu et à nous appuyer sur ses promesses. Lorsque nous agissons en conséquence, peu importe où nous sommes et quelles circonstances nous traversons, nous pouvons faire confiance à Dieu. Peu importe que je sois en prison, comme Paul lorsqu’il a écrit ces paroles. Peu importe que vous soyez en prison, que vous habitiez dans une villa à Beverly Hills, en Californie, ou dans une hutte en Éthiopie. Cela ne change rien. Nous pouvons être indépendants des circonstances. Dieu est celui qui pourvoit à nos besoins. Il sait que vous devez rembourser votre voiture. Il sait que votre loyer arrive à échéance. Il sait que vous devez habiller vos enfants. Il sait que vous devez acheter de la nourriture. Il connaît tous vos besoins. Et écoutez, il n’est pas difficile pour Dieu, celui qui a créé le ciel et la terre, de pourvoir à vos besoins et aux miens. Celui qui a demandé à Moïse d’étendre son bâton et a séparé la mer Rouge afin que tout Israël la traverse, avant que le pharaon et son armée ne se noient dans cette même mer, n’a aucune difficulté à pourvoir à vos besoins. Et il veut aussi nous apprendre à lui faire confiance, quelles que soient les circonstances que nous traversons. Paul poursuit au verset 12 : « Je sais vivre dans la pauvreté et je sais vivre dans l’abondance. Partout et en toutes circonstances j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans le besoin. »
    Il dit : « Écoutez, j’ai connu les deux extrêmes. J’ai vécu des situations terribles où mes besoins étaient immenses, et j’ai également connu des circonstances où je disposais d’un grand surplus et profitais d’une abondance bien supérieure à mes besoins. » Et je trouve intéressant, du moins personnellement, qu’il mentionne ces deux situations. J’ai appris à vivre dans la pauvreté. J’ai appris à survivre lorsqu’il y a peu, et j’ai appris à me comporter lorsqu’il y a beaucoup. Et lorsqu’il dit : « J’ai appris », cela signifie littéralement : « J’ai été instruit », cela pourrait être traduit par : « J’ai appris le secret. » C’est comme adhérer à un club, à une confrérie ou à une organisation, passer par une période d’initiation, puis être admis à connaître les informations secrètes qu’elle détient. Et Paul dit : « J’ai appris le secret. J’ai été initié. » Et ce secret nous permet d’être indépendants des circonstances, que nous soyons confrontés à des besoins extrêmes ou que nous traversions une période d’abondance. Cela fonctionne dans les deux sens. Et d’ailleurs, je sais que certains d’entre vous pensent : « Écoutez, je n’ai connu qu’un côté de la balance. J’ai connu le côté des besoins extrêmes. J’aimerais bien connaître un peu l’autre côté, celui de l’abondance. » Vous savez, nous servons réellement le Dieu de l’abondance. Il nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. L’Écriture dit : « Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a donné pour nous tous, comment ne nous accorderait-il pas aussi tout avec lui ? » L’abondance est une bonne chose, mais des deux, écoutez-moi attentivement, je pense que l’abondance est plus dangereuse pour notre vie spirituelle. Dieu veut bénir son peuple. L’Écriture dit : « C’est la bénédiction de l’Éternel qui enrichit, et il ne la fait suivre d’aucun chagrin. » Mais lorsque l’abondance et les ressources arrivent, la tentation est grande de détourner les yeux de Dieu, notre source, pour les fixer sur nos ressources et de transférer notre confiance de Dieu vers notre argent. Et lorsque cela se produit, notre stabilité devient aussi fragile que celle de ces richesses. Le livre des Proverbes dit que les richesses se font des ailes et s’envolent vers le ciel comme un aigle. Vous ne devez pas placer votre confiance dans l’argent, mais la tentation existe de se dire : « J’en ai suffisamment, je n’ai pas besoin de prier. J’en ai assez, je n’ai pas besoin de faire confiance à Dieu. Je peux m’occuper de cela moi-même. » Et cela peut nuire profondément à notre vie spirituelle. Alors, à ceux d’entre vous qui traversent une période d’abondance, permettez-moi de vous encourager. Gardez Dieu au centre de votre vie. Faites confiance à sa promesse et donnez généreusement. Il vous a donné afin que vous puissiez être une bénédiction. Et vous savez quoi ? Mon temps est écoulé. Nous reprendrons cette étude et, je l’espère, nous terminerons le livre. Il reste des choses extraordinaires que je tiens à aborder. Alors, j’espère que vous serez avec moi. D’ici là, que Dieu vous bénisse.

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