Être ouvert à l’action de Dieu
Les déceptions, les blessures, la trahision sont entre autres des maux que l’on rencontre dans la vie. Dans cette prédication, Bayless Conley montre en quoi de telles expériences peuvent endurcir le cœur et comment se protéger de l’amertume. Soyez encouragés et ouvrez-vous à Dieu afin qu’il se manifeste dans vos vies.
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Bonjour, mon ami. Je suis heureux que vous soyez avec moi. Écoutez, vous arrivez pour quelque chose d’assez particulier. Au fil des années, beaucoup de personnes m’ont demandé : « Pasteur Bayless, qu’est-ce que le péché impardonnable ? » Quand Jésus a dit qu’il existe un péché pour lequel il n’y a pas de pardon, de quoi s’agit-il ? Eh bien, si vous continuez à regarder, vous allez le découvrir, car nous en avons parlé aujourd’hui. Bonjour, je m’appelle Bayless Conley. Dans la vie, nous sommes tous confrontés à l’incertitude. Qu’il s’agisse de problèmes financiers, de difficultés relationnelles, d’une crise de santé ou de la recherche d’un but, une chose est sûre : Dieu vous voit. Il vous aime. Et quelle que soit la situation à laquelle vous êtes confronté, il a les réponses. Bonjour à tous, bonjour à ceux qui sont sur la plaza, et bonjour à tous ceux qui nous regardent, quel que soit le moyen : réseaux sociaux, télévision ou autre. Que Dieu vous bénisse. Nous faisons une étude chapitre par chapitre de l’Évangile de Marc. Nous arrivons aujourd’hui à Marc chapitre 3. Il y avait en réalité trois choses dont je voulais parler dans ce chapitre, mais nous n’avons pas le temps d’en aborder trois, alors je vais traiter les deux premières. Nous allons parler de guérisons et de cœurs endurcis. Très bien, nous allons commencer dans Marc chapitre 3, verset 1. Il est écrit : « Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s’y trouvait un homme qui avait la main paralysée. Ils observaient Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat : c’était afin de pouvoir l’accuser. Jésus dit à l’homme qui avait la main paralysée : ‘Lève-toi, là au milieu.’ Puis il leur dit : ‘Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ?’ Mais ils gardèrent le silence. Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l’endurcissement de leur cœur, il dit à l’homme : ‘Tends ta main.’ Il la tendit, et sa main fut guérie. Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir. »
Nous avons en fait les récits parallèles à celui-ci. Luc rapporte cette histoire au chapitre 6. Matthieu la rapporte au chapitre 12 de son Évangile. Et c’est intéressant, parce que Luc ajoute quelque chose que Marc ne mentionne pas. Dans Luc 6, verset 6 : « Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Là se trouvait un homme dont la main droite était paralysée. »
La première chose que Jésus a faite en entrant dans la synagogue, c’est qu’il a enseigné. C’est tellement important. Il a enseigné avant de guérir. Et c’était la façon d’agir de Jésus partout où il allait. C’est résumé de manière assez concise dans Matthieu 9, verset 35. Il est écrit : « Jésus parcourait toutes les villes et les villages ; il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité. »
Donc, dans chaque ville où il allait, dans chaque village, dans chaque synagogue, Jésus faisait trois choses dans cet ordre. Il enseignait, il prêchait, puis il guérissait. Il apportait toujours la Parole en premier. Il est tellement important que nous prenions d’abord le temps d’étudier et d’écouter, car la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu. Et nous devons coopérer intelligemment avec ce que Dieu veut faire. Maintenant, autre chose d’intéressant : Jésus a dit à l’homme quelque chose qui a dû le surprendre. Il lui a dit : « Tends ta main. » Très souvent, Jésus demandait aux gens d’agir ou de faire quelque chose en lien avec leur guérison. Par exemple, à un homme paralysé : « Prends ton brancard et rentre chez toi. » Ou à un aveugle : « Va te laver au bassin de Siloé. » Donc cet aveugle doit traverser la ville alors qu’il ne voit toujours rien. Il doit trouver le bassin de Siloé, de l’autre côté de la ville, et se laver. Pendant qu’il se lavait, il a retrouvé la vue. Ou, dans ce cas-ci : « Tends ta main. » Il y avait une action liée à leur foi. Et c’est important, parce que la foi s’exprime par des actes. Puis nous arrivons au verset 7. Il est écrit : « Jésus se retira au bord du lac avec ses disciples. Une foule nombreuse le suivit, venue de la Galilée, de la Judée, de Jérusalem, de l’Idumée, de l’autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon ; cette foule vint à lui car elle avait appris tout ce qu’il faisait. Il dit à ses disciples de tenir toujours à sa disposition une petite barque afin de ne pas être écrasé par la foule. En effet, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher. »
Certains de ces gens venaient de très loin. Si vous regardez une carte et voyez tous les endroits d’où ils venaient, d’Idumée, de Tyr, de Sidon, certains avaient parcouru plus de 160 kilomètres. Et ce n’était pas comme s’ils pouvaient simplement dire : « Bon, je vais appeler un Uber. » Je veux dire, peut-être qu’ils avaient des ânes Uber à l’époque, je n’en sais rien. Mais soit on marchait, soit on voyageait à dos d’âne. Pour certains, il fallait de cinq jours pour arriver là. Il leur fallait une semaine pour arriver. Et écoutez, ils devaient travailler, tout comme nous devons travailler. Ils devaient prendre congé. Ils devaient emporter des provisions avec eux. Ils devaient essayer de trouver un logement ou dormir dans les champs. Et si nous lisons tout le récit, nous voyons qu’ils sont en fait restés là plusieurs jours. Pourquoi ? D’abord pour entendre, pour écouter son enseignement, puis pour recevoir de lui. Nous pouvons apprendre quelque chose de ces gens. Pour eux tous, venir était contraignant et coûteux. Mais je pense que parfois, peut-être inconsciemment, Dieu n’est pas notre première ligne de défense ; il devient notre dernier recours après l’échec de nos propres forces. Nous avons essayé tous les moyens humains possibles, cela n’a rien donné, et nous n’avons pas obtenu de résultats. Alors nous disons : « D’accord, Dieu, je vais venir à toi. » « Tu es mon seul espoir. » Nous venons à lui en dernier. Écoutez, Dieu fait preuve de compassion dans de telles situations, mais il n’est pas honoré lorsque nous venons à lui en dernier. Ici, Jésus exerce son ministère auprès des foules qui sont guéries, mais son grand cœur n’est pas satisfait. Nous lisons au verset 13 : « Il monta ensuite sur la montagne ; il appela ceux qu’il voulait, et ils vinrent vers lui. Il en établlit douze [auxquels il donna le nom d’apôtres,] pour qu’ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcher avec le pouvoir [de guérir les maladies et] de chasser les démons. »
Remarquez qu’il les a d’abord appelés à prêcher, puis à guérir. La Parole d’abord. Apportez d’abord la Parole. Les douze sont donc partis, ils ont prêché et apporté la guérison aux gens, mais le grand cœur de Christ n’est toujours pas satisfait. Il reste brisé pour l’humanité meurtrie, blessée et souffrante. Alors il envoie encore soixante-dix personnes, et nous lisons la mission qu’il leur a donnée dans Luc 10, versets 8 et 9. Il leur a dit : « Dans toute ville où vous entrerez et où l’on vous accueillera, mangez ce que l’on vous offrira, guérissez les malades qui s’y trouveront et dites-leur : ‘Le royaume de Dieu s’est approché de vous.’ »
Mais son grand cœur n’est toujours pas satisfait. Alors, dans Marc 16, Jésus dit à toute l’Église, à tous les croyants : « Allez dans le monde entier proclamer la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. »
Et la dernière partie de cette mission dit : « Ils poseront les mains sur les malades, et ceux-ci seront guéris. » Une mission confiée à tous les croyants. Avez-vous remarqué ce que nous venons de lire ? Quand Jésus est sur la montagne et qu’il appelle les douze, ceux qu’il voulait, il est dit qu’il les a d’abord établis pour qu’ils soient avec lui, puis pour les envoyer prêcher et guérir. D’abord, ils ont été appelés et établis pour être avec lui. Oui, il nous a chargés et appelés à tendre la main à ce monde brisé, à agir dans nos propres sphères d’influence. Mais d’abord, mon frère, ma sœur, vous et moi avons été appelés à être avec lui. Et notre manière d’aller prêcher et d’apporter la guérison sera bien plus efficace si nous passons d’abord du temps avec lui. Nous passons maintenant des guérisons aux cœurs endurcis. Et si nous revenons aux six premiers versets, il est dit qu’ils observaient Jésus attentivement pour voir s’il guérirait le jour du sabbat, afin de pouvoir l’accuser. Ils ne voulaient pas simplement avoir une discussion amicale. Le grec littéral dit : afin de pouvoir porter une accusation formelle devant un tribunal. Ils cherchaient à le prendre en défaut pour voir s’il guérirait. Ils voulaient porter des accusations formelles devant un tribunal. Ils voulaient en finir avec Jésus et avec son ministère. Ce n’était pas une simple dispute sur certains points. Dans leur cœur, ils voulaient le détruire. Et ce n’était pas parce qu’ils se souciaient du sabbat. Ce n’était pas parce qu’ils se souciaient de la volonté de Dieu. L’accuser au sujet du sabbat était simplement la meilleure occasion qui se présentait à eux pour essayer de piéger Jésus. Ils ne se souciaient certainement pas de l’homme à la main paralysée. En fait, le grec nous indique que ce n’était pas une infirmité de naissance. Sa main était devenue paralysée ou atrophiée à cause d’une maladie ou d’un accident. Si nous regardons le récit de Matthieu, il est dit que tout cela s’est passé dans leur synagogue. Ils devaient connaître cet homme. Ils devaient connaître son histoire. Ils devaient savoir ce qui lui était arrivé. Ils savaient que son handicap avait limité ses possibilités dans cette société agraire. Et à cette époque, l’idée répandue était que si une telle chose arrivait, c’était à cause de votre péché, ou même à cause des péchés de vos parents. Il avait dû supporter des murmures, des moqueries et l’exclusion. Et ces hommes le savaient. Ils savaient tout de lui. Ont-ils pensé à quel point ce serait merveilleux s’il pouvait être guéri, et à ce que cela signifierait pour lui et sa famille ? Non, cela leur était égal. Même après sa guérison, cela leur était égal. Ils voulaient seulement accuser Jésus. Et de nouveau, au verset 3, il est dit que Jésus a dit à l’homme à la main paralysée : « Lève-toi, là au milieu. » Puis il leur a dit, c’est-à-dire aux pharisiens, aux responsables religieux juifs : Il leur a dit : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? » Mais ils gardèrent le silence. Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l’endurcissement de leur cœur. Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal ? Jésus allait faire du bien à cet homme. Eux allaient faire du mal à Jésus le jour du sabbat. Jésus allait communiquer la vie et guérir cet homme. Eux allaient être des agents de mort, et ils complotaient déjà pour tuer Jésus. Et par ce qu’il a dit, tout a été mis en lumière. Cela leur a permis de regarder dans leur propre cœur, car ils savaient que ce qu’il disait était vrai. Leur cœur était rempli de mauvaises intentions. Ils ne se soucient pas de cet homme. Ils ne se soucient pas vraiment du sabbat. Et c’était une grâce de la part de Jésus de leur dire ces choses. Il leur donnait l’occasion de voir la méchanceté de leur propre cœur et de se repentir. Et l’ont-ils fait ? Non, ils ont gardé le silence. Ils n’avaient pas de réponse, alors ils sont restés obstinément sur leurs positions et n’ont pas dit un mot. Puis il est dit qu’il promena sur eux son regard. Et j’aime la Bible version The Message. Elle dit qu’il les regarda dans les yeux, l’un après l’autre. Personne dans cette pièce n’a échappé à son regard. Pouvez-vous imaginer la puissance de ce regard ? Le Fils de Dieu a regardé chacun dans les yeux. C’était un regard de colère mêlée de tristesse. Colère devant leur obstination volontaire, et tristesse parce qu’ils ne voulaient pas le laisser les aider. Tristesse parce qu’il savait où l’endurcissement de leur cœur finirait par les conduire. En fait, la Bible amplifiée dit qu’il était irrité et affligé de l’endurcissement de leur cœur, ce qui rend bien l’idée originale : un processus d’endurcissement était en cours. Ils n’étaient pas encore arrivés au bout, mais ils étaient déjà bien engagés sur cette voie. Quel regard cela a dû être. Quand il les a regardés, ils connaissaient la vérité. Quand il les a regardés, ils ont su qu’il avait raison et qu’ils avaient tort. Ils savaient qu’ils étaient pécheurs, et pourtant, avec entêtement, durs comme la pierre, ils sont restés sur leurs positions dans leur rébellion et leur péché. À nouveau, une grande foule est rassemblée, et nous lisons à partir du verset 22 jusqu’au verset 30 : « Les spécialistes de la loi qui étaient descendus de Jérusalem disaient : ‘Il a en lui Béelzébul ; c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.’ Jésus les appela… »
J’aime cela. Ils disent qu’il est possédé par un démon. Jésus ne se laisse pas impressionner par eux. Il dit : « Venez ici », et il va leur parler face à face. « Jésus les appela et leur dit sous forme de paraboles : ‘Comment Satan peut-il chasser Satan ?’ ‘Si un royaume est confronté à des luttes internes, ce royaume ne peut pas subsister, et si une famille est confrontée à des luttes internes, cette famille ne peut pas subsister. Si donc Satan se dresse contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas subsister, c’en est fini de lui. Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens sans avoir d’abord attaché cet homme fort ; alors seulement il pillera sa maison. Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux hommes, ainsi que les blasphèmes qu’ils auront proférés, mais celui qui blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon : il mérite une condamnation éternelle.’ Jésus parla de cette manière parce qu’ils disaient : ‘Il a un esprit impur.’ »
Jésus est déjà irrité et attristé par l’endurcissement de leur cœur, mais maintenant les choses ont progressé. Au début, ils ont refusé de répondre, mais maintenant ils l’accusent d’être de mèche avec le diable et affirment que les miracles qu’il accomplit viennent de la puissance de Satan. Jésus leur présente simplement et logiquement un argument qui fait s’écrouler toutes leurs accusations. Et pourtant, ils ne changent toujours pas. Il leur donne alors cet avertissement sévère au sujet d’un péché pour lequel il n’y a pas de pardon : le blasphème contre le Saint-Esprit. Puis il est dit : « …parce qu’ils disaient : ‘Il a un esprit impur.’ »
En grec, c’est une forme verbale continue. Cela signifie : « parce qu’ils disaient, et continuaient à dire : ‘Il a un esprit impur.’ » Ils avaient vu ses miracles. Ils avaient écouté ses paroles, mais ils continuaient à dire, même en sachant qu’ils avaient tort, ils continuaient à dire : « C’est l’œuvre du diable. » « Tu viens du diable », alors qu’ils savaient très bien que ce n’était pas vrai. En substance, Jésus leur disait : « Écoutez, vos cœurs s’endurcissent. » « Il existe un point de non-retour, et vous êtes déjà dans la zone dangereuse. » Ils ne croyaient pas eux-mêmes à leur propre théorie. Ils savaient que Jésus venait de Dieu, mais à cause de leur jalousie, de leur haine et de leur orgueil, ils continuaient à attribuer ses œuvres au diable, alors qu’ils connaissaient réellement la vérité. Parlons quelques minutes de ce péché impardonnable. Ce n’est pas une parole isolée prononcée sous le coup de la colère ou de la frustration. Un jour, un missionnaire revenu du champ missionnaire est venu me parler et m’a dit : « Pasteur, ai-je commis le péché impardonnable ? » Je lui ai dit : « De quoi parlez-vous ? » Il m’a répondu : « Eh bien, vous savez, j’ai été sur le terrain pendant plusieurs années. » En discutant avec lui, j’ai compris qu’il n’avait peut-être pas cultivé les relations qu’il aurait dû cultiver pour obtenir le soutien dont il avait besoin, et j’ai aussi compris qu’il y avait certaines choses qu’il n’avait pas vraiment saisies concernant la marche par la foi et non par la vue. Il m’a dit : « J’ai insulté Dieu à deux reprises. » Il a dit : « J’étais sur le champ missionnaire, nous n’avions pas de soutien, les choses allaient mal, et j’ai commencé à jurer contre Dieu. » « J’ai dit : Mais [biip] qu’est-ce que tu fiches ? » « Quel genre de [biip] de Dieu es-tu donc ? » « Je donne ma vie pour toi, et tu me fais ça [biip] de [biip] ? » « Je te déteste. » Il a dit : « J’ai fait cela deux fois. » Il m’a demandé : « Ai-je commis le péché impardonnable ? » Il a ajouté : « J’ai maudit Dieu, et je lui ai dit que je le détestais. » Je lui ai dit : « Écoutez, prenez un enfant de trois ans qui fait une crise et dit à son père : ‘Je te déteste.’ » « Le père ne répond pas : ‘D’accord, tu ne fais plus partie de la famille.’ » Je lui ai dit : « Non, vous n’avez pas commis le péché impardonnable. Et le simple fait que vous soyez préoccupé par votre âme me montre que vous ne l’avez pas commis. » Ce n’est pas quelque chose que quelqu’un fait dans un accès de frustration ou de colère. C’est plutôt un rejection délibéré et répété de l’œuvre de conviction du Saint-Esprit, et cela n’arrive qu’après que le cœur est devenu si insensible qu’il ne s’en soucie plus et n’est plus touché par la vérité. Vous savez, Mithridate était appelé le roi aux mille poisons. Il était roi du Pont, une vaste région de l’actuelle Turquie. Son père avait été empoisonné. Lors d’un grand banquet qu’il donnait, il a été empoisonné – à son propre banquet. Certains historiens pensent que c’est sa femme qui l’a fait. Mithridate est alors devenu terrifié à l’idée d’être empoisonné. Il a donc étudié toute sa vie tous les poisons du monde et a commencé à ingérer des doses non mortelles de nombreux poisons différents afin de développer une immunité. Il en prenait régulièrement, au point que les gens ont fini par dire qu’il ne mourrait jamais empoisonné. Il était absolument immunisé contre tous les poisons. Eh bien, c’est un peu comme les pharisiens. Ils deviennent immunisés contre la vérité. Ils deviennent immunisés contre la puissance de conviction du Saint-Esprit, parce qu’ils ont rejeté, rejeté et encore rejeté. Or, la mission principale du Saint-Esprit est de glorifier le Fils. Jésus a dit dans l’Évangile de Jean que, lorsque le Saint-Esprit viendrait, il viendrait convaincre le monde en ce qui concerne le péché, démontrer la vérité et convaincre les hommes de leur besoin de mettre leur confiance en Jésus. Et l’Esprit avait démontré la puissance du Seigneur devant ces responsables religieux par toutes les guérisons qui avaient eu lieu. Ils l’avaient vu se produire sous leurs yeux. Le Saint-Esprit les avait convaincus par les paroles que le Seigneur leur avait adressées. La vérité était connue dans leur propre conscience, et pourtant ils persistaient à dire que Jésus était de mèche avec le diable, et ils ne le faisaient pas par ignorance. Voici maintenant quelques manifestations d’un cœur endurci. Dans Actes chapitre 7, Étienne se trouve devant les responsables juifs et devant le peuple juif. Ce sont les mêmes qui venaient de faire crucifier Jésus, de le condamner, et ils sont sur le point de lapider Étienne. Il dit ceci dans Actes 7:51 : « Hommes réfractaires, incirconcis de cœur et d’oreilles ! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit. »
Ils résistaient au Saint-Esprit. Les pharisiens avaient dissimulé leur avidité sous les habits du zèle pour Dieu, et Jésus nuisait à leurs affaires. C’est pour cela qu’ils l’ont tué. Ils connaissaient la vérité, mais ils refusaient de la reconnaître. Puis nous lisons dans Hébreux 10, verset 29 : « Quelle peine bien plus sévère méritera-t-il donc, à votre avis, celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura jugé sans valeur le sang de l’alliance grâce auquel il a été déclaré saint et aura insulté l’Esprit de la grâce ? »
On peut résister au Saint-Esprit, on peut insulter le Saint-Esprit. Supposons qu’un homme soit tombé amoureux d’une jeune femme. Mais elle a de graves problèmes aux reins et a besoin d’une greffe, sinon elle ne vivra pas. Il s’avère qu’il est compatible. Il lui dit : « Écoute, je vais te donner l’un de mes reins. » Ils vont donc jusqu’au bout de la démarche. Elle n’a pas d’assurance, alors il vend sa maison pour payer son opération. L’opération réussit. Après leur rétablissement à tous les deux, il lui demande : « Veux-tu m’épouser ? » Elle répond : « Quoi ? » « Tu plaisantes, pauvre minable. Je ne me contenterais jamais de quelqu’un comme toi. » Elle ne l’a pas seulement rejeté, elle l’a insulté. Dieu dit : « J’ai donné mon Fils pour vous. J’ai vidé les trésors du ciel pour vous et je l’ai laissé mourir. Il est ressuscité, mais il portera toujours les cicatrices de votre rédemption sur ses mains et son côté, sur son front et sur son dos. » Et vous dites : « Cela ne m’intéresse pas. » « Oui, je vais trouver un meilleur sauveur. » « Je vais essayer de m’en sortir par moi-même. » Quelle insulte à l’Esprit de la grâce. Puis, ici dans Marc 3, Jésus parle du blasphème contre le Saint-Esprit, qui se produit lorsqu’une personne a dépassé le point de non-retour. Voici ce qu’il faut retenir. Si vous êtes le moindrement préoccupé par votre âme, vous n’avez pas commis ce péché. Si vous avez la moindre préoccupation – un cœur endurci à ce point ne ressent plus aucune conviction. La vérité ne vous touche plus. Et si vous voulez garder un cœur tendre, laissez-moi vous donner trois choses. Premièrement, restez proche de Jésus. Deuxièmement, soyez prompt à vous repentir lorsque vous faites le mal. Troisièmement, soyez prompt à pardonner lorsque vous avez été lésé. Si vous faites ces trois choses, tout ira bien. Restez proche de Jésus. Soyez prompt à vous repentir lorsque vous faites le mal. Soyez prompt à pardonner lorsque vous avez été lésé. Cela gardera votre cœur tendre. Vous savez, quelqu’un m’a demandé un jour : « Bayless, comment seras-tu quand tu seras vieux ? » Eh bien, je ne suis pas encore vieux. J’y arriverai un jour, mais je n’y suis pas encore. Et j’ai répondu : « Tu sais quoi ? Je vais réfléchir sur ce point avant de te répondre. » J’y ai réfléchi pendant quelques jours, puis j’ai eu une réponse. Je suis revenu et j’ai dit : « Écoute, il y a trois choses. Premièrement, je serai rempli de foi. Deuxièmement, j’aurai le cœur tendre. Et troisièmement, je serai espiègle. » Ce dernier point me vient naturellement. Les deux autres demandent plus de travail. Mais… plus nous marchons avec Jésus, plus notre cœur devrait devenir tendre. J’ai le privilège de connaître quelques personnes âgées. Maintenant, j’ai plus de 70 ans. Je suis encore jeune, mais je connais des personnes âgées qui ont le cœur aussi tendre que vous pourriez l’espérer. La vie nous réserve à tous des moments difficiles. Nous sommes tous trahis. Nous sommes tous déçus. La vie est dure, et si nous n’y prenons pas garde, notre cœur peut s’endurcir selon la manière dont nous réagissons à certaines choses difficiles, à certaines injustices qui nous arrivent. Il faut travailler à garder un cœur tendre. Et si vous m’écoutez en ce moment, il y a de l’espoir pour vous. Si votre cœur s’est endurci, si vous avez gardé des griefs, lâchez ces choses. Avoir un cœur dur empêchera Dieu d’agir dans votre vie. Cela empêchera la joie d’entrer dans votre vie. Repentez-vous et demandez à Dieu de vous aider, et il vous aidera à avoir un cœur tendre.
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