La semence, la tempête et le Sauveur souverain – Harrison Conley
Dans cette prédication, Harrison Conley parle du processus de croissance. Il démontre comment la foi naît, croît et se cristallise au point d’être inébranlable. Il suffit d’être connecté à Jésus qui vous rend plus que vainqueur.
-
Êtes-vous déjà allé dans un restaurant où la nourriture n’était pas très bonne ou où vous n’avez pas mangé à votre faim ? Eh bien, vous n’êtes sans doute pas près d’y retourner. Je ressens un peu la même chose quand je vais à l’église. Je veux être nourri spirituellement. Je ne veux pas repartir en ayant encore faim spirituellement, avec l’impression de n’avoir rien reçu qui nourrisse ma vie spirituelle. Eh bien, le message du pasteur Harrison aujourd’hui va nous nourrir spirituellement. Vous allez recevoir des vérités que vous pourrez méditer pendant un bon moment. Alors, entrons tout de suite dans ce message. Bonjour, je m’appelle Bayless Conley. Dans la vie, nous sommes tous confrontés à l’incertitude. Qu’il s’agisse de problèmes financiers, de difficultés relationnelles, d’une crise de santé ou de la recherche d’un but, une chose est certaine : Dieu vous voit. Il vous aime. Et quelle que soit la situation à laquelle vous êtes confronté, il a les réponses. Ce matin, si vous prenez des notes et souhaitez inscrire un titre, j’aimerais simplement vous parler du thème suivant : La semence, la tempête et le Sauveur souverain. La semence, la tempête et le Sauveur souverain. Chaque point commence par « S » en anglais du moins. J’ai beaucoup travaillé là-dessus. J’espère que vous appréciez. Aujourd’hui, nous allons parcourir ce chapitre, mais je veux commencer là où Marc commence. Il commence par la semence. Et encore une fois, si vous prenez des notes, vous pouvez écrire ceci. Ce sera en quelque sorte notre fil conducteur pour la suite de ce message : Ce que vous entendez façonne ce que vous devenez. Ce que vous entendez façonne ce que vous devenez. Jésus monte dans la barque et commence à enseigner les foules. Il ouvre ce message, ce premier enseignement, par un mot. Marc 4, verset 3, nous rapporte ce premier mot. Ce mot est : écoutez. Écoutez ! Pas « examinez », pas « réfléchissez ». Il dit : écoutez. Et si vous regardez dans votre Bible, vous remarquerez que ce mot est mis en relief par un point d’exclamation. Écoutez ! Pourquoi cette insistance ? Parce que ce que vous entendez façonne ce que vous devenez. Alors Jésus commence ici, dans Marc 4, par la parabole de la manière dont nous recevons la Parole. Il parle de la semence et du semeur. Voici mon plan aujourd’hui, afin que nous sachions tous où nous allons : je veux aborder chacune de ces paraboles, mais je vais consacrer l’essentiel de notre temps à la première, parce que Jésus dit ensuite que comprendre cette première parabole est en réalité la clé pour comprendre toutes les autres. Commençons ici. Marc 4, verset 3. Jésus dit : « Écoutez ! Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin ; les oiseaux vinrent et la mangèrent. Une autre partie tomba dans un sol pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre ; elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas un terrain profond, mais quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines. Une autre partie tomba parmi les ronces ; les ronces poussèrent et l’étouffèrent, et elle ne donna pas de fruit. Une autre partie tomba dans la bonne terre ; elle donna du fruit qui montait et se développait, avec un rapport de 30, 60 ou 100 pour 1. »
Puis il dit : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »
La plupart d’entre nous ont déjà entendu cette parabole expliquée une fois ou deux. Et si vous poursuivez votre lecture jusqu’aux versets 13 à 20, Jésus explique en détail toute la parabole. Mais voici, en quelque sorte, le résumé pour ce matin. Jésus va nous dire que la semence est la Parole de Dieu et que le sol représente en réalité l’état de notre cœur. Et le point essentiel qu’il communique est le suivant : la semence, la Parole, est bonne. La semence, la Parole, accomplit toujours ce qu’elle est destinée à accomplir. La Parole, la semence, est toujours vraie. Le problème ne vient jamais de la semence. Le problème ne vient jamais de la Parole. En revanche, le problème vient parfois du sol. Et si vous êtes comme moi, pendant longtemps, en lisant cette parabole, j’ai pensé qu’elle ne parlait que du salut. Comme si Jésus divisait le monde en deux catégories, n’est-ce pas ? Les croyants et les non-croyants. La bonne terre et la mauvaise terre. Mais Jésus va plus en profondeur. Oui, je pense que, dans certains contextes, cela s’applique certainement aux croyants et aux non-croyants, mais dans son sens le plus profond, je crois qu’il parle de vous et de moi. Il parle des croyants. Il parle de la manière dont notre cœur réagit à la vérité au fil du temps. Permettez-moi de le formuler ainsi : Le sol n’appartient pas à une catégorie figée. Le sol correspond en réalité à un état qui évolue. Cela signifie que vous pouvez être véritablement sauvé tout en ayant le cœur endurci pendant une certaine période de votre vie. Écoutez, un sol dur ne ressemble pas toujours à de la rébellion. Parfois, un sol dur est celui qui est trop habitué. Voilà pourquoi cultiver notre cœur ne commence pas au moment où la musique débute le dimanche matin. Cultiver notre cœur commence bien avant que nous nous levions pour aller à l’église. Bien avant que nous entrions dans la salle. Cela commence dans notre temps quotidien avec Dieu. Église, si nous ne choisissons pas d’attendrir notre cœur par la prière, la repentance et la soif de la Parole, nous pouvons venir à l’église. Nous pouvons nous asseoir sur les sièges. Nous pouvons être exposés à la vérité vivante et repartir malgré tout sans avoir changé. Pensez à la terre naturelle. La terre ne se prépare pas elle-même au moment où l’on sème. Non. Elle doit être préparée. Il en va de même du sol de notre cœur. Il doit être cultivé intentionnellement avant même que la semence ne touche la terre. Et Jésus poursuit. Il dit que tous les sols ne sont pas durs. Certains sols, dit-il, sont peu profonds. Et un sol peu profond ne signifie pas une foi factice. Cela signifie une foi qui n’est pas encore formée. Écoutez, il peut y avoir de la joie. Il peut y avoir de l’émotion. Il peut même y avoir des larmes pendant la louange. La Parole est reçue rapidement. Mais elle ne s’enracine jamais en profondeur. Autrement dit, lorsque l’obéissance nous coûte quelque chose, lorsque suivre Jésus devient contraignant ou lorsque la pression du monde menace notre confort, la Parole en nous commence parfois à se flétrir. Non parce que la Parole n’était pas vraie, mais parce qu’elle n’a jamais eu la place de s’enraciner profondément dans notre cœur. Permettez-moi de le formuler ainsi : Un sol peu profond ressemble à une foi qui vit le dimanche, puis disparaît le lundi. Une foi sensible à l’ambiance, mais qui peine à persévérer au quotidien. Voilà ce qu’est un sol peu profond. Puis Jésus parle d’un autre état du cœur. Il parle du sol envahi par les ronces. Et, à vrai dire, c’est peut-être le plus dangereux de tous. Parce qu’en surface, il ne semble pas opposer de résistance. Il paraît très occupé. Il paraît productif. Il paraît bien rempli. Mais Jésus l’explique ainsi au verset 19. Si votre Bible est ouverte, vous pouvez le lire. Il parle du sol envahi par les ronces. Il dit : « Mais les préoccupations de ce monde, l’attrait trompeur des richesses et les passions en tout genre pénêtrent en eux, étouffent la parole et la rendent infructueuse. »
Lorsque je lis cela, l’expression qui retient mon attention est celle-ci : « les passions en tout genre », les passions en tout genre. Or, je suis convaincu qu’il peut s’agir de bonnes choses. Des choses qui nous occupent. Des choses nécessaires. Des choses comme la famille. Des choses comme le travail. Des choses comme les responsabilités. Des choses comme les emplois du temps, les factures ou le flot continu de l’actualité. Pourtant, si nous sommes honnêtes et regardons autour de nous, nous sommes assaillis de sollicitations incessantes. Et Jésus le dit clairement. Ce n’est pas que la Parole soit rejetée. C’est qu’elle se retrouve étouffée par tout le reste. Il n’y a pas de résistance volontaire à la Parole. Elle se trouve simplement évincée par des distractions incessantes. Et, encore une fois, ces choses ne sont même pas nécessairement pécheresses. Elles sont simplement trop nombreuses et se disputent toutes le même espace. Alors, lentement et silencieusement, la voix de Dieu et sa Parole sont étouffées. Non par la rébellion, mais par la surcharge. La Parole n’est pas rejetée. Elle passe en second plan. Puis Jésus parle encore d’un autre état du cœur. Il parle de la bonne terre. La bonne terre. Pas une terre parfaite. Pas une terre impressionnante. Mais une terre préparée. La bonne terre est réceptive. Cela signifie qu’elle écoute la Parole en s’attendant à recevoir. Pas avec l’indifférence que produit l’habitude. Pas avec l’attitude de quelqu’un qui dit : « J’ai déjà entendu cela. » La bonne terre est enracinée. Cela signifie que la Parole peut descendre en profondeur. Et, écoutez, cela ne se produit dans notre vie que par la prière, l’obéissance, la repentance et avec le temps. La bonne terre est patiente. Cela signifie qu’elle ne cherche pas à accélérer la croissance et n’exige pas de résultats immédiats. Elle fait confiance à ce que Dieu accomplit sous la surface. Puis Jésus termine cette parabole par un avertissement et une invitation. Le verset 9, si vous avez votre Bible. Il dit : « Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »
« Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » Autrement dit, tous ceux qui entendent Jésus ne l’écoutent pas réellement. Et les croyants ne seront pas tous réceptifs en toute saison. La question devient donc : d’accord, comment mettre cela en pratique ? Comment nous assurer que notre cœur est une terre réceptive ? Je pense que cela commence par un examen honnête de notre vie, en nous demandant : « Dans quel état est mon cœur ? » Il faut s’interroger. Je me regarde dans le miroir et je dis : « Seigneur, à quoi ressemble le sol de mon cœur aujourd’hui ? » Et je pense aussi que, si vous voulez opérer ces ajustements et ces changements, ce n’est pas compliqué. Ce n’est pas difficile. Revenez simplement aux fondamentaux. Établissez des habitudes quotidiennes, des disciplines quotidiennes de prière, de louange, de repentance et de lecture de la Parole. Car, en définitive, en tant que croyants, puissions-nous au moins être des personnes dont le cœur est prêt à recevoir la Parole de Dieu et à la laisser accomplir son œuvre dans notre vie. Jésus commence donc par cette parabole, celle de la semence et du semeur. Puis il raconte une deuxième parabole. Il raconte une parabole sur la lumière. Et voici ce que Marc, notre auteur, veut nous faire remarquer. Jésus ne s’arrête pas à l’état de notre cœur. Il ne se contente pas de dire : « Hé, faites attention à la manière dont vous recevez la Parole. » Il va plus loin. Parce que recevoir la vérité n’est jamais la ligne d’arrivée. Entendre et recevoir s’accompagnent toujours d’une responsabilité. Ainsi, juste après avoir parlé du sol de notre cœur, Jésus raconte immédiatement cette deuxième parabole, aux versets 21 à 25. Il raconte la parabole de la lampe. Parce que la Parole qui prend racine en vous n’est jamais destinée à rester cachée en vous. Autrement dit, ce que Dieu vous dit dans l’intimité est destiné, en définitive, à façonner votre manière de vivre en public. Revenons à la phrase directrice que nous avons notée au début. Ce que nous entendons est destiné à façonner notre manière de vivre. Et Jésus dit ceci au verset 21. Si votre Bible est ouverte, il dit : « Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous un seau ou sous le lit ? »
Puis il pose une question rhétorique. Il dit : « N’est-ce pas pour la mettre sur son support ? »
Jésus dit ensuite quelque chose de profondément sérieux, mais aussi plein d’espérance. Au verset 24, si votre Bible est ouverte, il dit : « Prêtez bien attention à ce que vous entendez. On utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servis, et on y ajoutera pour vous qui écoutez. »
Voici ce qu’il fait : Il établit un lien direct entre la manière dont nous écoutons la Parole de Dieu et la manière dont nous la laissons réellement façonner notre vie. Permettez-moi de le dire ainsi : Pour Jésus, le problème n’est pas l’accès à la vérité. C’est l’attention que nous lui accordons. Ainsi, lorsque Jésus dit : « Prêtez bien attention », il dit simplement : « Soyez intentionnels concernant ce que vous écoutez. » Soyez intentionnels. Soyez attentifs. Écoutez la Parole de vérité avec attente, parce que la manière dont nous recevons la Parole de Dieu déterminera ce que Dieu construira ensuite dans notre vie. Si nous écoutons avec désinvolture, la vérité restera superficielle. Mais si nous écoutons avec humilité, avec soif et dans l’obéissance, Jésus promet qu’il nous sera donné davantage. Et lorsque nous honorons la vérité que nous avons déjà reçue, il nous confie davantage de clarté. Il nous confie davantage de compréhension et de lumière. Mais tout ce que Dieu nous donne et que nous refusons de mettre en pratique finira par perdre son influence dans notre vie. Pourquoi ? Parce que la lumière n’a jamais été destinée à être rangée dans un coin. Elle est destinée à être utilisée. Soyons honnêtes. Une lumière inutilisée ne sert à rien. Parce que Jésus ne s’intéresse pas seulement à ce qui entre dans notre vie. Il s’intéresse à ce qui rayonnera de notre vie. La question n’est donc pas : « Avez-vous entendu la Parole ? » La question est : « La Parole a-t-elle façonné votre manière de vivre ? » Jacques, le frère de Jésus, dit ceci dans Jacques 1:22 : « Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas de l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. »
Encore une fois, la question n’est pas : « Avez-vous entendu la Parole ? » « Avez-vous entendu la vérité ? » La question est : « La Parole, la vérité, a-t-elle réellement façonné votre manière de vivre ? » Et, encore une fois, voici l’espérance. Jésus promet que chaque petit pas d’obéissance ouvre la voie à une plus grande clarté. Chaque réponse fidèle à la vérité ouvre la porte à davantage de lumière. Ainsi Jésus passe de la lampe qui doit briller, à la semence qui pousse pendant que vous dormez. Et, faute de temps, je vais simplement paraphraser cette parabole, car il nous faut encore arriver à la tempête et au Sauveur. Mais, aux versets 26 à 29, Jésus raconte la parabole d’un homme qui répand de la semence sur la terre. Et ce que j’aime dans cette parabole, c’est sa simplicité. Le cultivateur fait tout simplement ce qu’il est censé faire. Il répand la semence, puis poursuit sa vie. La croissance ne relevait pas de sa responsabilité. Sa responsabilité, c’était d’être fidèle. Et Jésus enseigne à ses disciples, et en définitive à nous aussi, que l’œuvre que Dieu accomplit en nous et à travers nous, notre croissance spirituelle, notre maturité et notre fécondité, ne viennent ni de nos efforts humains ni d’une inquiétude constante. Tout cela grandit par la puissance de Dieu. Tout cela grandit au rythme de Dieu, souvent sans même que nous nous en rendions compte. Encore une fois, voici l’essentiel : Notre rôle, c’est l’obéissance. Obéir à ce que nous entendons. Obéir à la vérité de la Parole de Dieu. Cultiver un cœur réceptif aux semences de la Parole de Dieu. Mais le rôle de Dieu, c’est de faire croître. Jésus passe donc de la manière dont Dieu fait grandir son œuvre en nous, à l’apparence que va avoir cette œuvre. Il passe de la manière dont le royaume grandit à ce que le royaume devient. C’est ici qu’intervient la parabole de la graine de moutarde. Aux versets 30 à 32, il dit du royaume de Dieu : « Il est comme une graine de moutarde. »
Cette graine passe facilement inaperçue. Elle paraît insignifiante. Mais Jésus souligne que, si cette petite graine est plantée dans la terre, elle finira par pousser et devenir bien plus grande que quiconque ne l’aurait imaginé. Il dit qu’elle devient l’une des plus grandes plantes. Elle devient même assez grande pour offrir de l’ombre et du repos aux oiseaux. Et voici ce que Jésus veut nous faire comprendre : Ne sous-estimez pas ce que Dieu peut faire à partir de débuts modestes. Et lorsqu’il s’agit du royaume et de son œuvre dans notre vie, écoutez : cela ne commence pas toujours avec fracas. Ce n’est même pas toujours visible au départ. Et cela commence rarement de manière impressionnante. La plupart du temps, la croissance dans le royaume commence par une petite décision de notre part. Elle commence par une prière. Elle commence par un petit acte d’obéissance. Cette semence est discrètement déposée dans la terre. Permettez-moi de le dire ainsi : Je pense que certains d’entre nous, si nous sommes honnêtes, minimisent ce que Dieu accomplit dans leur vie parce que cela ne paraît pas encore important. Nous regardons notre vie et nous nous disons : « Je crois à tout cela. J’essaie de le mettre en pratique, mais je lutte encore. J’apprends encore. Je ne suis pas là où je voudrais être. Je ne suis même pas là où je pensais être à ce stade de ma marche avec Dieu. » À cela, Jésus répondrait : « Écoutez, cela ne signifie pas qu’il ne se passe rien. » Si la semence a été plantée, que vous le voyiez ou non, quelque chose se produit, car cette semence renferme la puissance surnaturelle et multiforme de Dieu. La puissance de Dieu est dans la semence. La puissance de Dieu est dans la Parole et, que vous le voyiez ou non, cette Parole est à l’œuvre. Si vous prenez des notes, écrivez peut-être ceci. Écoutez : la fidélité d’aujourd’hui devient la fécondité de demain. Car la semence que nous plantons dans l’obéissance, Dieu la fera grandir en son temps. Et ce qui commence petit dans notre vie, si nous y demeurons fidèles, finit par devenir une source de bénédiction, non seulement pour nous, mais aussi pour ceux qui nous entourent. Écoutez, si vous faites ce qui est juste assez longtemps, vous finirez forcément par être remarqué. La constance est un superpouvoir. Je pense que, parfois, nous voulons juste la grande réussite finale. Nous voulons juste ce grand succès. « Mon Dieu, donne-moi cela. » Et Dieu dit : « Tu sais ce que j’attends de toi ? Une longue obéissance dans la même direction. Un pas après l’autre. De la constance. » Dieu aime la fidélité. Il bâtit sur la fidélité. Dans notre vie, lorsqu’il s’agit de son royaume, la constance est un superpouvoir. Et si vous faites ce qui est juste assez longtemps, vous finirez forcément par être remarqué. Ce qui commence petit finit par produire quelque chose de grand. Dieu est tellement fidèle. Jésus raconte donc ces quatre paraboles, chacune s’appuyant sur la précédente, chacune marquant une progression, chacune constituant l’étape suivante. Il nous montre comment la Parole est reçue. Il nous montre comment elle doit être révélée, comment la croissance se produit au-delà de notre contrôle et comment ce qui commence petit devient important. Et, encore une fois, je tiens à souligner que rien de tout cela n’est dû au hasard. Jésus prépare ses disciples non seulement à comprendre le royaume, mais aussi à lui faire confiance. Une fois l’enseignement terminé et les fondations posées, Jésus regarde ses disciples et leur dit au verset 35 : « Les amis, montons dans la barque et passons sur l’autre rive. » Et c’est ici que la leçon quitte le rivage pour gagner le large. C’est alors qu’elle passe de la théorie à la réalité. Laissez-moi vous montrer ce que je veux dire. Si vous avez votre Bible, regardez Marc 4:35. Jésus dit : « Ce jour-là, le soir venu, Jésus leur dit : “Passons sur l’autre rive.” Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmenèrent dans la barque où il se trouvait ; il y avait aussi d’autres barques avec lui. Un vent violent s’éleva et les vagues se jetaient sur la barque, au point qu’elle se remplissait déjà. Et lui – Jésus – dormait à l’arrière sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : “Maître, cela ne te fait rien que nous soyons en train de mourir ?” Il se réveilla, menaça le vent et dit à la mer : “Silence ! Tais-toi !” Le vent tomba et il y eut un grand calme. Puis il leur dit : “Pourquoi êtes-vous si craintifs ? Comment se fait-il que vous n’ayez pas de foi ?” Ils furent saisis d’une grande frayeur et ils se disaient les uns aux autres : “Qui est donc cet homme ? Même le vent et la mer lui obéissent !” »
Donc, Marc nous dit que, ce même jour, après tout l’enseignement et toutes les paraboles, Jésus et ses disciples montent dans une barque pour traverser le lac et qu’à un moment donné, une violente tempête se lève. J’aime que Marc insiste là-dessus. C’est une violente tempête. Ce n’est pas une petite bruine. Ce n’est pas simplement un petit épisode de mauvais temps gênant. Les vagues s’abattent réellement sur la barque. La barque se remplit d’eau. Et n’oubliez pas que ces disciples sont des pêcheurs expérimentés. Ce sont des hommes parfaitement aguerris à la mer. Ce sont de vieux loups de mer. Et la Bible dit qu’ils craignent réellement pour leur vie. C’est une tempête terrible. Mais où est Jésus pendant tout cela ? J’aime ce que Marc souligne. Il est à l’arrière de la barque. Il est à la poupe, endormi sur un coussin. Sur un coussin. Quel détail ! Cela signifie que Jésus était venu préparé. Il dort sur un coussin. Cela nous révèle quelque chose d’important. Jésus ne panique pas. Il ne s’agite pas. Il n’est pas surpris. La tempête ne l’a pas pris au dépourvu. Mais cette tempête révèle quelque chose chez les disciples. Ils réveillent Jésus et lui disent : « Maître, cela ne te fait rien que nous soyons en train de mourir ? » Quand je lis cela, j’aimerais pouvoir dire que je n’aurais pas réagi ainsi, mais honnêtement, même dans mes meilleurs jours, j’aurais probablement la même réaction. Les disciples ont peur. Remarquez ce que fait la peur. La peur ne les fait pas seulement paniquer. Elle leur fait oublier. Voici ce qu’ils ont oublié : Ils ont oublié que Dieu continue d’agir sous la surface, même lorsqu’ils ne le voient pas. Ils ont oublié que la croissance et les résultats ne dépendent pas de ce qu’ils peuvent maîtriser. Ils ont oublié que des débuts modestes ne signifient pas que Dieu est loin ou absent. Ils ont oublié que la parole prononcée sur le rivage reste vraie au milieu du lac et au cœur de la tempête. Ainsi, au lieu de faire confiance à ce que Jésus avait dit, ils se demandent si Jésus se soucie vraiment d’eux. Regardez le verset 38. « Maître, cela ne te fait rien ? Cela ne te fait rien que nous soyons sur le point de mourir ? » Cette question nous révèle tout. Parce que la tempête n’a pas annulé la vérité des paraboles. Elle a révélé si les disciples croyaient réellement à ces paraboles. Voilà pourquoi Marc, notre auteur, place la tempête précisément ici dans son récit. Les paraboles répondent à la question : « Comment la vie avec Dieu fonctionne-t-elle réellement ? » Mais la tempête pose la question : « Est-ce que je crois réellement ces vérités lorsque la vie ne se déroule plus comme je l’avais prévu ? » Vous voyez, les paraboles leur ont enseigné le fonctionnement du royaume. Mais la tempête révèle s’ils ont assez confiance dans la Parole pour se reposer, même lorsque les vagues commencent à s’abattre sur eux. C’est ici que tout commence à basculer. Nous l’avons lu. Jésus se lève et parle au vent. Il menace la mer. Il dit : « Silence ! Tais-toi ! » Et j’aime la suite. Aussitôt, dit la Bible, aussitôt, le calme se fait. Puis Jésus se tourne vers ses disciples au verset 40. Il dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? » Il dit : « Comment se fait-il que vous n’ayez pas de foi ? » Et je pense qu’il est très important de remarquer que la tempête n’a pas créé le manque de foi des disciples. Elle l’a révélé. Au fond, Jésus leur dit : « Écoutez, n’avez-vous pas entendu ce que je vous ai dit sur le rivage ? Et pourquoi n’avez-vous pas réussi à y faire confiance au moment où cela comptait le plus ? » Et j’aime cela. C’est ici que Marc nous conduit à son point d’aboutissement. Voici la destination. C’est là qu’il nous mène depuis le début du chapitre. La tempête a disparu. Mais les disciples ont maintenant encore plus peur que pendant la tempête. Le dernier verset de tout le chapitre, le verset 41, dit ceci. Marc dit : « Ils furent saisis d’une grande frayeur et ils se disaient les uns aux autres : “Qui est donc cet homme ? Même le vent et la mer lui obéissent !” » Pendant tout le chapitre, il était le Maître. Maintenant, il apparaît sous un jour totalement différent. Maintenant, ils comprennent qu’il est tellement plus que cela. Et voilà le message central de tout le chapitre. Les paraboles n’étaient pas l’aboutissement. La tempête n’était pas l’aboutissement. La révélation de l’identité véritable de Jésus, voilà le message de Marc 4. Celui qui parle des semences et de la croissance est le même qui commande au vent et aux vagues. Celui qui enseigne la confiance est aussi celui qui est digne de notre confiance. Et soudain, les disciples comprennent qu’ils ne suivent pas simplement un enseignant. Ils n’écoutent pas simplement un rabbin. Ils sont dans la barque avec le Sauveur souverain. Voilà le cheminement que Marc nous fait suivre depuis le début. De la semence à la tempête, jusqu’à la bouleversante révélation de l’identité de Jésus. Et maintenant, cette même question s’adresse à vous comme à moi. Reconnaissons-nous celui qui se trouve dans la barque avec nous ? Et faisons-nous suffisamment confiance à sa parole pour nous reposer en lui avant même que les vagues ne cessent ? De la semence à la tempête, jusqu’au moment où les disciples comprennent qui est réellement Jésus. Marc nous montre que la foi n’est pas prouvée par ce que nous entendons dans les moments de calme, mais par la confiance que nous plaçons en Jésus lorsque les vagues s’abattent encore. La question aujourd’hui n’est donc pas : « Jésus va-t-il calmer la tempête ? » La question est : « Est-ce que je lui fais assez confiance pour lui abandonner ma vie avant même que la tempête ne se calme ? » Parce que la foi ne consiste pas à faire confiance à Jésus après la tempête. Elle consiste à lui faire confiance au cœur même de la tempête. J’ai récemment lu une réflexion de Matthew Henry, le commentateur biblique. Il a dit : « Ceux qui veulent apprendre à prier devraient prendre la mer. » Et si vous me regardez et passez beaucoup de temps en mer, vous savez ce que l’on peut vivre au cœur d’une tempête. Vous ne savez plus où est le haut ni où est le bas. Cela peut être terrifiant. Et peut-être traversez-vous aujourd’hui une tempête, quelle qu’elle soit. Écoutez, Jésus est présent avec vous. Et si vous faites appel à lui, vous découvrirez qu’il vous restera fidèle au cœur de votre tempête. Il vous guidera. Il vous soutiendra. Il vous donnera ce dont vous avez besoin. Il est le Seigneur souverain et il a réellement autorité sur la tempête. Et parfois, il apaise la tempête ; parfois, il apaise le cœur de son enfant au milieu de la tempête. Écoutez, vous devez savoir qu’il vous voit, qu’il vous aime et qu’il veut vous aider. Invoquez aujourd’hui le nom de Jésus. Vous découvrirez qu’il est là.
-
Ne manquez aucune émission
Notre service pour vous : Chaque semaine, nous vous envoyons un e-mail avec le lien de l’émission actuelle
Joignez-vous à nous pour apporter de l’espoir aux gens à domicile !
Nous considérons que c'est un privilège de pouvoir apporter aux personnes une nouvelle espérance à travers la Parole de Dieu.
Obtenir le script de la prédication
Si tu souhaites également recevoir des impulsions régulières de Bayless, indique ici ton adresse e-mail. Pour des raisons techniques, cette information est également nécessaire si tu ne souhaites recevoir que le script.
Laisser un commentaire