Invitation à la pâque – Harrison Conley

La pâque est plus qu’une tradition. Elle est une réalité. Elle est la célébration de la résurrection du Fils de Dieu. Harrison Conley en parle dans ce message et souligne que Jésus veut vous recevoir quels que soient vos échecs, vos erreurs, vos aspirations, vos désirs. Venez à lui aujourd’hui.

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  • Bonjour, mon ami. J’aime beaucoup cette période de l’année, où nous célébrons la résurrection de Jésus-Christ. Vous allez entendre un message de notre fils, le pasteur Harrison, qui est le pasteur principal de l’église, et qui vous parlera de la grande invitation de Pâques. Vous ne voudrez pas manquer une seule minute de ce message. Alors, trouvez-vous une chaise et asseyez-vous. Si vous avez une Bible, ouvrez-la. Nous allons écouter ce message de Pâques avec le pasteur Harrison. Bonjour, je m’appelle Bayless Conley. Dans la vie, nous sommes tous confrontés à l’incertitude. Qu’il s’agisse de problèmes financiers, de difficultés relationnelles, d’une crise de santé ou de la recherche d’un but, une chose est sûre : Dieu vous voit. Il vous aime. Et quelle que soit la situation à laquelle vous êtes confronté, il a les réponses. Je le répète, Église, joyeux dimanche de Pâques. Joyeux dimanche de Pâques. Il n’y a personne comme notre Jésus. Il est le Dieu-homme, et il est vivant pour toujours . Nous croyons qu’une seule rencontre avec lui peut tout changer dans votre vie. Des personnes du monde entier nous regardent. Bienvenue à notre famille en ligne, merci d’en faire partie. Encore une fois, quel privilège d’être dans la maison de Dieu aujourd’hui. Grâce à Pâques, grâce à la résurrection, nous avons l’espoir inébranlable que lorsque nous abandonnerons ces corps mortels à la mort, nous ne resterons pas morts, mais nous revêtirons l’immortalité. Nous recevrons de nouveaux corps, des corps glorifiés à l’image de Christ, et sa vie éternelle sera nôtre. C’est l’espoir de l’Évangile, et c’est l’espoir et le message de Pâques . Alors, ne pensez jamais que ce que nous faisons aujourd’hui n’est qu’un jour férié de plus, et que vous venez à l’église pour cocher une case. Ce n’est pas le seul jour de l’année où vous pouvez sortir votre costume — soit dit en passant, c’est la seule fois de l’année où je sors ce costume. Je le porte chaque année à Pâques depuis sept ans, et en l’enfilant ce matin je me suis dit : « Soit j’ai pris du poids soit je suis plus musclé. » J’avais l’impression de porter la veste de mon fils de 14 ans . Pâques n’est pas seulement le moment de l’année où nous pouvons nous mettre sur notre trente-et-un et prendre des photos de famille. Jésus n’est pas mort et ressuscité uniquement pour faire la chasse aux œufs de Pâques avec les enfants et manger trop de jambon au miel. Non, non, non. Il nous invite à bien plus que cela. Il nous invite à quelque chose de plus profond. Il nous invite à quelque chose qui change complètement notre vie . Je voudrais vous parler de cette invitation de Pâques. Pour vous situer le contexte, au moment où nous reprenons notre lecture, Jésus est déjà mort sur la croix. Il a été enterré. Il est déjà ressuscité . Au moment où nous reprenons notre lecture, Jésus est déjà apparu deux fois aux disciples dans son corps ressuscité. Là où nous reprenons, ce Jésus ressuscité, notre Sauveur ressuscité, est sur le point d’apparaître à ses disciples pour la troisième fois. Cette fois-ci, il apparaît sur les rives du lac de Galilée. Nous voyons qu’il lance une invitation à ses disciples. Je voudrais vous lire ce passage en Jean 21:1-7 : « Après cela, Jésus se montra encore aux disciples sur les rives du lac de Tibériade [c’est un autre nom pour le lac de Galilée]. Voici de quelle manière il se montra. Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, qui venait de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples de Jésus se trouvaient ensemble. Simon Pierre leur dit : ‘Je vais pêcher.’ Ils lui dirent : ‘Nous allons aussi avec toi.’ Ils sortirent et montèrent aussitôt dans une barque, mais cette nuit-là ils ne prirent rien. Le matin venu, Jésus se trouva sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. Il leur dit : ‘Les enfants, n’avez-vous rien à manger ?’ Ils lui répondirent : ‘Non.’ Il leur dit : ‘Jetez le filet du côté droit de la barque et vous trouverez.’ Ils le jetèrent donc et ils ne parvinrent plus à le retirer, tant il y avait de poissons. Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : ‘C’est le Seigneur !’ Dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, Simon Pierre remit son vêtement et sa ceinture, car il s’était déshabillé, et se jeta dans le lac » .

    Pierre ! Pierre l’impétueux. « Il se jeta dans le lac. » Versets 8 à 11 : « Les autres disciples vinrent avec la barque en tirant le filet plein de poissons, car ils n’étaient pas loin de la rive, à une centaine de mètres. Lorsqu’ils furent descendus à terre, ils virent là un feu de braises avec du poisson dessus et du pain. Jésus leur dit : ‘Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre.’ Simon Pierre monta dans la barque et tira le filet plein de 153 gros poissons à terre ; malgré leur grand nombre, le filet ne se déchira pas » .

    Verset 12 : « Jésus leur dit : ‘Venez manger !’ ‘Venez manger !’ Aucun des disciples n’osait lui demander : ‘Qui es-tu ?’ car ils savaient que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain et leur en donna ; il fit de même avec le poisson » .

    Je voudrais attirer votre attention sur le verset 12. Je l’ai déjà souligné, mais je voudrais y revenir. Nous voyons Jésus ressuscité appeler ses disciples. Il leur adresse une invitation. Il leur dit : « Venez manger. Venez manger ».

    Comme je l’ai mentionné, à première vue, ce texte peut ne pas sembler être un verset de Pâques très puissant. Il n’y a pas de pierres qui roulent. Il n’y a pas d’anges. Il n’y a pas de tonnerre ni d’éclairs. Il n’y a pas de soldats, pas de trompettes, pas de fanfare. Juste un repas . J’entends quelqu’un au fond dire : « Pourquoi parlons-nous du repas ? ». Nous en parlons parce que dans la culture juive, à l’époque, au premier siècle, et même aujourd’hui, partager un repas ne se résume pas à partager de la nourriture. Un repas revêt une signification relationnelle profonde et importante. Dans la culture juive, partager un repas avec quelqu’un est l’expression ultime de la fraternité et de l’acceptation. Dans notre texte, il ne s’agit pas seulement d’une expression d’amitié et de relation, mais nous allons voir que ce partage du repas est en fait une question de restauration, de réconciliation et de grâce. Lorsque Jésus invite ses disciples à manger, il ne se contente pas de les nourrir ; il les accueille à nouveau . Les accueillir à nouveau après quoi ? Si vous revenez quelques chapitres en arrière dans l’histoire, en Jean 18 et 19, la nuit où Jésus a été trahi, arrêté, soumis à un faux procès, puis battu sans pitié, il a été exhibé en public et finalement crucifié sur une croix . Ces hommes, ses disciples, ceux sur lesquels il comptait, ceux avec qui il avait vécu, marché, enseigné et formé pendant trois ans, ses amis les plus proches… Nous lisons qu’ils l’ont abandonné, qu’ils ont douté de lui, qu’ils l’ont trahi et renié . La Bible dit qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger. Quelques chapitres plus loin, en Jean 21, Jésus les invite à revenir à table, pour ainsi dire. Il leur prépare le repas sur la plage. Mon ami, c’est là le cœur de Pâques : Jésus invite des personnes brisées à venir s’asseoir avec lui, il invite des personnes brisées à venir le connaître, il invite des personnes brisées à venir, à faire l’expérience et à recevoir sa grâce. Soyons honnêtes, la nourriture rend tout meilleur, n’est-ce pas ?. Mais alors que nous examinons le texte, je voudrais peut-être réimaginer le scénario. Imaginez que Jésus se soit approché des disciples, là sur la plage, et qu’il les appelle. Ils sont dans le bateau, et après une longue nuit de pêche frustrante, sans rien attraper, Jésus les appelle et leur dit : « Les gars, venez. Nous devons parler. » Cela rendrait la scène un peu plus tendue, n’est-ce pas ? . Mais que dit le texte ? Il les appelle « enfants ». C’est un terme affectueux . « Les enfants, n’avez-vous rien à manger ? » Ils répondent : « Non. » Alors il leur dit : « Jetez le filet à droite », et il leur donne une grande prise de poissons . Puis il leur lance l’invitation : « Venez, venez manger ». Jésus rencontre ces disciples là où ils se trouvent. Il les rencontre dans leur épuisement, dans leur échec, dans leur faim. Il leur donne exactement ce dont ils ont besoin : pas seulement du pain, pas seulement du poisson, pas seulement de la nourriture, mais il leur donne le pardon et un but . L’une des choses que j’aime dans ce moment, c’est son caractère personnel. Jésus n’apparaît pas dans un fracas de tonnerre et d’éclairs, ni avec une légion d’anges et un mégaphone, ce qu’il aurait pu faire. Au contraire, il apparaît avec un simple repas. Imaginez la scène : c’est Jésus, le Roi ressuscité, le Champion de l’univers. Et que fait-il ? Il prépare le repas sur un petit feu, nous rappelant qu’il est non seulement puissant, mais aussi accessible . Jésus a vaincu la mort, mais il se soucie toujours des petits détails de notre vie, et il désire s’asseoir avec nous, nous connaître et, finalement, nous restaurer.

    Alors que nous célébrons la résurrection, comprenez ceci : Pâques n’est pas seulement quelque chose en quoi nous croyons ; Pâques est la chose dans laquelle nous pouvons entrer. C’est une expérience . La résurrection n’est pas seulement un événement passé ; c’est une invitation présente. Peu importe où vous avez été ou ce que vous avez fait, peu importe où vous êtes actuellement, Jésus vous appelle, vous lance une invitation et vous dit : « Venez, asseyez-vous à ma table. Venez prendre votre repas ». Lorsqu’il nous invite, il nous invite à plus qu’un simple repas. Il nous invite à une vie toute nouvelle. Il nous invite à une vie de communion. Il nous invite à une vie de restauration et de sens. Telle est l’invitation de Pâques . Je n’ai que quelques minutes ce matin, mais je tiens à vous parler de cela, et je voudrais commencer par là : Pâques est une invitation à une vie de communion avec Jésus. Écoutez-moi bien : la résurrection n’est pas seulement la preuve que Jésus a vaincu la mort, ce qu’il a fait, mais Pâques est aussi une invitation personnelle à marcher avec lui dans notre vie quotidienne. La communion vient du mot ‘communier’, ‘communier avec quelqu’un’, ce qui signifie ‘vivre à proximité et en étroite communion avec quelqu’un’. Dans ce cas, avec le Sauveur . Que voyons-nous dans notre texte ? Quel est le cadre de cette invitation à la communion ?. Ce n’est pas une salle du trône, une grande salle de bal, un temple sacré, ou une rencontre dramatique au sommet d’une montagne. Quel est le cadre ? La table d’un repas . C’est un simple repas composé de pain et de poisson, cuit sur un petit feu de plage. Ce n’est pas un grand festin ni une cérémonie élaborée, c’est juste Jésus, quelques disciples affamés et un repas. C’est exactement ce que je veux vous faire comprendre, car Jésus nous rencontre là où nous sommes. Où ? Dans l’ordinaire . Il nous rencontre là où nous sommes. C’est une bonne nouvelle . Je ne sais pas pour vous, mais je suis reconnaissant de ne pas avoir à mettre ma vie en ordre avant qu’il soit prêt à me rencontrer. Je suis reconnaissant de ne pas avoir à mémoriser toute la Bible avant qu’il soit prêt à me rencontrer. Je suis reconnaissant de ne pas avoir à apprendre à prier avec une éloquence poétique avant qu’il accepte de me rencontrer. Il vient à moi et me rencontre là où je suis en disant : « Harrison, viens. Assieds-toi et mange ce repas ». Je l’ai déjà dit, mais dans la tradition juive, partager un repas est plus que simplement manger ou rompre le pain. C’est un acte de connexion profonde et de communion. Rompre le pain avec quelqu’un, c’est l’accepter dans sa vie. C’est l’accueillir comme un membre de la famille. C’est pourquoi, tout au long de l’Évangile, tout au long de son ministère terrestre, Jésus mange constamment avec les gens. Il s’agit du Sauveur du monde, et il mange avec le genre de personnes avec lesquelles nous ne mangerions probablement pas. Il mange avec des collecteurs d’impôts, des pécheurs, des parias et des personnes de mauvaise réputation. Il ne dîne pas seulement avec eux pour leur remplir l’estomac, mais plutôt pour remplir leur âme et leur donner une véritable révélation de qui il est et pourquoi il est venu. Je pense à l’histoire en Luc 24 au sujet des deux disciples sur le chemin d’Emmaüs. Jésus est ressuscité, il les rencontre sur la route, il marche avec eux et ils discutent . Mais où ont-ils reçu la révélation de qui il est ? Pas sur la route pendant qu’ils marchent, mais lorsqu’ils se sont assis à table. Ils ont reçu la révélation que c’était Jésus . Cela me rappelle l’histoire que nous voyons en Luc 19 à propos de Zachée, le collecteur d’impôts. Si vous avez grandi dans l’église, vous connaissez peut-être cette chanson : « Zachée était un petit homme riche, un petit homme riche. Il monta sur un sycomore, pour apercevoir Jésus. Jésus croisa son regard et dit : ‘Zachée, descends, je vais venir dans ta maison. Je vais venir dans ta maison.' » .

    Zachée, le collecteur d’impôts, l’escroc . Jésus vient dîner chez lui, et où Zachée reçoit-il une révélation de la bonté, de la miséricorde et de la grâce de Jésus ? C’est à table . Ici, en Jean 21, Jésus fait la même chose. Il invite ses disciples fatigués et confus à un simple repas sur la plage. Pourquoi ? Parce que le cœur de l’Évangile est la relation et la communion avec Jésus. Mais si nous sommes honnêtes, nous avons parfois du mal à voir Jésus de cette manière. Beaucoup d’entre nous le voient comme inaccessible. Beaucoup d’entre nous le voient comme distant et éloigné de nous, attendant que nous comprenions avant de pouvoir nous approcher et avoir une relation et une communion avec lui. Rien n’est plus faux que cela. J’aime voir les choses ainsi : le pasteur Ryan et Grace font partie de nos amis les plus proches et font partie de notre équipe. Chaque semaine, nous organisons des ‘dîners en famille’. Comme nous faisons cela depuis plusieurs années et que nous sommes très proches, nous n’avons pas besoin de frapper à la porte lorsque nous arrivons. Nous entrons simplement et nous nous installons comme chez nous . Je pense que c’est ainsi que cela devrait être. Mais je pensais à ça et je me disais que ce serait très bizarre si, un jour, lors d’un dîner en famille, les Johnson venaient à la maison et qu’au lieu d’entrer, Ryan restait debout devant la porte et refusait d’entrer. Je lui demanderais d’entrer et il me répondrait : « Non, Harry, j’aimerais bien, mais je dois d’abord mettre de lordre dans ma vie. Je dois rembourser mes dettes et trouver des réponses à mes questions. Je dois résoudre tous mes problèmes et mettre de l’ordre dans ma vie, et ensuite je rentrerai. » . Si mon ami me disait cela à la porte de ma maison, je lui rirais au nez et lui dirais : « Qu’est-ce que tu racontes ? Entre. Assieds-toi. On va manger. ». Jésus agit de la même manière. Il n’attend pas que vous mettiez de l’ordre dans votre vie, que vous ayez tout réglé avant de pouvoir entrer, vous asseoir et communier avec lui. En réalité, il connaît déjà vos difficultés. Il sait déjà ce que vous traversez. Il est conscient du désordre de votre vie. Il connaît vos questions et votre confusion. Pourtant, il vous appelle et vous dit : « Viens. Entre. Viens t’asseoir. Nous sommes sur le point de manger. » Et voici le meilleur : lorsque nous nous asseyons avec Jésus, nous repartons toujours transformés . Lorsque Jésus s’assied avec les gens dans l’Évangile, ils repartent transformés. Jésus change les gens. Nous le voyons dans notre texte. Les disciples sont venus manger. Ils étaient découragés, incertains et épuisés. Mais lorsqu’ils sont repartis, ils étaient restaurés. Ils avaient été recalibrés, recentrés et prêts à poursuivre leur appel. C’est ce que fait la communion avec Jésus. Il ne s’agit pas seulement de passer du temps avec lui, mais aussi d’être transformé par sa présence. Alors, je vous demande sincèrement ce matin : où dans votre vie Jésus vous invite-t-il à vous asseoir avec lui aujourd’hui ?. Peut-être que certains d’entre vous comptent sur leurs propres forces et fonctionnent à vide depuis très longtemps. Aujourd’hui, le Sauveur vous invite peut-être et vous dit : « Viens t’asseoir. Repose-toi avec moi, car mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger. ». Il vous dit : « Apprends de moi, je pourvoirai à tes besoins. ». Il vous dit : « Tu peux continuer à essayer de faire cela par tes propres forces, mais il n’y a rien pour toi en dehors de ma volonté. ». Peut-être que certains d’entre vous ont lutté et se sont sentis freinés par la culpabilité qu’ils ressentent à cause de leurs échecs passés. Le Sauveur vous invite, vous appelle et vous dit : « Viens à moi. Viens à moi, assieds-toi avec moi, et je te restaurerai. ». Peut-être que certains d’entre vous attendent ce moment dramatique au sommet d’une montagne, que quelque chose de spectaculaire se produise, et le Sauveur vous appelle aujourd’hui pour vous rappeler : « Que tu puisses me voir ou non, que tu puisses me sentir ou non, je suis avec toi. Je suis à tes côtés dans les moments banals et quotidiens de la vie. » . Où que vous soyez, puis-je simplement vous encourager, puis-je vous avertir ? N’ignorez pas son invitation. Le Sauveur ressuscité vous appelle à sa table, et quand il dit : « Viens manger », il vous invite à plus qu’un simple repas. Il vous invite à vivre une communion avec lui. Mais il nous invite également à vivre une restauration et un renouveau de notre raison d’être en lui. Je l’ai déjà mentionné, mais je le répète : la résurrection n’est pas seulement un moment triomphal de l’histoire. C’est une invitation profondément personnelle, une invitation pour vous et moi à être restaurés et à trouver un nouveau sens en Christ. Revenons au texte. Nous voyons Pierre dans cette histoire. Il a sauté du bateau. Il découvre que c’est Jésus. Il saute du bateau. Il nage jusqu’au rivage, et maintenant il est assis là, sur la plage, près du feu matinal. Je suis sûr qu’il a froid. Il est trempé et il essaie de se réchauffer près du feu, quand soudain, une odeur lui parvient. L’odeur du charbon de bois . Elle le ramène en arrière, car c’est la même odeur qui emplissait l’air la nuit où il se tenait dans la cour du grand prêtre, où Jésus était jugé, cette même nuit où il se tenait près d’un feu de charbon de bois, se réchauffant les mains, puis où, dans un enchaînement rapide, il renia le Sauveur à trois reprises .

    Imaginez le flot de souvenirs indésirables qui lui reviennent en mémoire. L’odorat a un pouvoir vraiment unique pour cela. Si vous êtes déjà entré dans une pièce, avez senti une odeur et que cela vous a ramené à un souvenir que vous préféreriez oublier, alors vous comprenez ce que ressent Pierre à cet instant . Mais maintenant, il se retrouve face à face avec le Sauveur. La boucle est bouclée pour Pierre . Si j’étais lui, si je me mettais à sa place à ce moment-là : je serais un peu nerveux quant à ce qui va se passer ensuite, car je ne sais pas comment les choses vont se dérouler. Je me demanderais : « Le Sauveur va-t-il me couvrir de honte ? Va-t-il m’abandonner et me renier comme je l’ai fait ? Va-t-il m’embarrasser devant les autres ? Va-t-il me faire la leçon ? » . Nous devons nous représenter la scène et nous mettre à la place de Pierre. C’est un moment tendu et décisif. Ce qui va se passer ensuite va soit faire grandir Pierre, soit le détruire. La réaction de Jésus est peut-être le plus bel exemple de ce à quoi ressemblent la vérité et la grâce lorsqu’elles sont associées, car Jésus n’ignore pas simplement l’échec de Pierre, et en même temps, il ne le couvre pas de honte non plus. Que fait-il ? Il prépare une table pour la restauration, non pas avec un sermon, mais avec un repas . Jésus ne se lance pas dans une diatribe furieuse contre Pierre en lui disant : « Pierre, parlons de ces trois reniements. » Non, il lui prépare un repas . Il le sert et l’invite à s’asseoir à la table de l’amitié et de la réconciliation pour partager un repas ensemble. Faute de temps, nous ne lirons pas ces versets ensemble, mais je vous encourage à le faire dans la semaine. Dans le même chapitre, aux versets 15 à 19, après que Jésus, Pierre et les disciples aient mangé ensemble, Jésus se tourne avec amour et douceur vers Pierre et lui demande : « M’aimes-tu ? ».

    Jésus ne lui pose pas cette question une ou deux fois. Il la lui pose trois fois, correspondant à chaque moment où Pierre l’a renié . Il y répond par autant de moments de grâce. Jésus ne rouvre pas les blessures de Pierre dans le but de lui faire revivre ce moment, au lieu de cela, il ouvre la porte à la guérison. Jésus n’évite pas l’échec, mais il ne laisse pas non plus Pierre dans l’échec. Que fait-il ? Il réécrit le récit, car c’est ce que fait la grâce dans notre vie . Vous remarquerez que chaque fois que Jésus dit à Pierre : « M’aimes-tu ? », Pierre répond : « Oui, Seigneur, je t’aime. » Alors Jésus dit : « D’accord, alors nourris mes agneaux. » . Je n’ai pas le temps d’approfondir comme je le voudrais, mais c’est un moment important, car Jésus ne se contente pas de pardonner à Pierre, il lui confie une nouvelle mission. Il lui dit : « Ton échec ne te disqualifie pas. En fait, ton échec t’a préparé. Il t’a préparé à ce qui va arriver maintenant. » . Si nous suivons son histoire, ce même Pierre qui, par lâcheté, a renié Jésus à trois reprises, se lèvera avec assurance et prêchera la résurrection. En fait, il prêchait si hardiment le message de l’Évangile, le message de Jésus et de la résurrection, qu’il allait donner sa vie en martyr. Oh, ce que la grâce peut accomplir dans la vie d’une personne !. Mes amis, c’est cela le pouvoir de la résurrection. Elle prend les cendres de nos pires moments, les transforme et les utilise pour construire quelque chose de nouveau. La grâce ne prétend pas que nos échecs n’ont jamais eu lieu, mais elle les rachète et leur donne un nouveau sens. Elle ne se contente pas de restaurer notre relation avec Jésus, elle réveille notre raison de vivre. Réfléchissez à cela ce matin. Combien de fois dans notre vie nous disqualifions-nous nous-mêmes à cause de nos pires moments ? Nous pensons : « Si les gens me connaissaient vraiment, s’ils connaissaient le vrai moi, s’ils savaient ce que j’ai fait, ce que je pense, ils ne me laisseraient pas revenir dans leur vie. » . C’est souvent ainsi que fonctionne le monde. Le monde et l’amour qui y est offert sont basés sur « Qu’as-tu fait pour moi récemment ? ». Mais le problème, c’est que trop de chrétiens adoptent cette façon de penser et cette hypothèse « Qu’as-tu fait pour moi récemment ? » et l’appliquent au Père, à notre relation avec Dieu et nous pensons : « S’il me connaissait vraiment, s’il savait ce que je pensais, s’il connaissait les pensées qui m’obsèdent, ce que j’ai fait, il ne voudrait rien avoir à faire avec moi. » . Sa grâce et son amour pour vous ne sont pas basés sur ce que vous pouvez faire pour lui. Il vous aime parce que vous êtes à lui. Il vous aime parce qu’il vous a créé. Si vous êtes venus ce matin avec un sentiment de culpabilité, si vous avez laissé votre passé vous éloigner de Dieu, permettez-moi de vous dire ceci : Pâques est votre moment. Le Sauveur ressuscité vous appelle. Il vous invite, non pas pour vous condamner, non pas pour vous jeter vos échecs au visage, mais pour vous asseoir à sa table. Voici la bonne nouvelle : il vous a déjà préparé le repas. Il y a un grand espoir. Il y a une grande joie pour ceux qui s’assoient à sa table, car c’est là que nous faisons l’expérience des merveilles de sa grâce.

    Dans le livre des Psaumes, le roi David a posé une question/fait une déclaration : « Si tu tenais compte de nos fautes, Seigneur, qui pourrait subsister ? » .

    La réponse à cette question est : personne. Grâce à Dieu, par Jésus-Christ et son sacrifice sur la croix, et grâce à sa résurrection, nos péchés ont été effacés. Ce n’est pas par nos œuvres de justice. Ce n’est pas parce que nous avons suivi les règles et mené une vie parfaite. Nous ne le méritons pas. Nous ne gagnons pas la grâce de Dieu ni le salut qui nous est offert gratuitement. Ce que Dieu fait pour nous, il le fait par grâce, par la foi, et non par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. Sachez que Dieu vous aime parce qu’il est bon, et non parce que vous êtes bons. Mais sachez que l’amour, la miséricorde et la compassion de Dieu nous donnent envie de mener une vie transformée. Il envoie son Saint-Esprit pour nous aider à y parvenir. Je prie pour que vous passiez la meilleure fête de Pâques que vous ayez jamais eue, au nom de Jésus .

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